En l’an 2024, on devait encore ouvrir des portes avec des poignées. Il fallait tirer ou pousser, selon le modèle de porte, ce qui pouvait parfois poser problème quand on se trompait de sens.
En l’an 2024, les voitures devaient être conduites par des humains, assis derrière un volant, essayant de ne pas s’endormir dans les embouteillages. Les conducteurs passaient des heures dans des files interminables sur des routes encombrées, respirant des gaz d'échappement et écoutant des émissions de radio pour tuer le temps.
En l’an 2024, les humains faisaient la queue à la caisse et remplissaient des sacs en plastique jetables pour transporter leurs courses, tout en étant vaguement conscients que ces sacs mettraient des siècles à se décomposer.
En l’an 2024, les gens devaient encore cuisiner des œufs en les cassant et les mélangeant dans des poêles. Ils faisaient attention à ne pas faire tomber de coquilles dans la préparation.
En l’an 2024, les gens faisaient des régimes, un concept étrange où ils limitaient volontairement la quantité de nourriture qu'ils mangeaient pour perdre du poids. Ils passaient des heures à calculer méticuleusement le nombre de calories dans chaque aliment. Ils avaient des balances dans leur cuisine pour peser leurs portions, et faisaient des choix difficiles entre un brownie au chocolat et une salade. C'était une époque où le simple fait de manger devenait une sorte de mathématiques de survie.
En l’an 2024, les rues étaient remplies de gens brandissant des pancartes, scandant des slogans pour sauver l’environnement, tout en marchant sur du bitume chauffé par la pollution.
Ah, 2024… une époque fascinante où les gens faisaient encore tant de choses de manière compliquée et laborieuse. Aujourd'hui, tout est simple, instantané, et optimisé. Mais au fond, peut-être qu'ils avaient une certaine forme de courage, à vivre leur vie sans toutes les avancées technologiques que nous trouvons naturelles. Ou alors, ils étaient juste vraiment très têtus.
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Il fait une chaleur étouffante, l'air est lourd et irrespirable. Au coin d'une rue déserte, une femme au visage pâle me demande de la suivre. Malgré son insistance, elle m’inspire confiance. Ses vêtements sont usés, mais elle porte à son bras un brassard vert, symbole de la résistance écologique. "Venez, nous n’avons pas beaucoup de temps", murmure-t-elle.
Elle me mène jusqu’à une entrée camouflée, derrière un mur recouvert de plantes grimpantes. En dessous se cache une immense ville souterraine, un refuge où la population se protège des vagues de chaleur et autres événements climatiques. « Ici, on cultive de quoi survivre, et on partage tout. Les dernières ressources naturelles se font rares, mais ensemble, nous pouvons encore reconstruire ce qu’ils ont détruit. » Je me demande bien de qui elle parle quand elle dit ‘ce qu’ils ont détruit’.
Elle m’explique alors « Ce sont les anciens dirigeants, ceux qui ont ignoré les avertissements et sacrifié la planète pour leurs intérêts. Ils ont fui vers des colonies spatiales, laissant la Terre en ruine. Mais nous, ici, on se bat pour réparer leurs erreurs. C'est notre dernier espoir, et vous en faites partie maintenant. « Je comprends alors que ce groupe ne se bat pas seulement pour survivre, mais pour rétablir un équilibre perdu entre l’homme et la Terre. »