Le dernier animal « naturel » s’est éteint hier dans la réserve de Paris. En effet, il sera

désormais impossible de rencontrer l’une de ces créatures, les seules traces de notre

biodiversité perdue sont maintenant des ossements et les clones issus des laboratoires.

Témoins des mauvais choix politiques et mondiaux de notre société, la biodiversité ne sera

maintenant qu’un lointain souvenir pour l’humanité.

Marc, vétérinaire de la réserve naturelle de Paris, avait la responsabilité de maintenir le plus longtemps possible en vie le dernier orang-outan naturel de la planète. Symbole de la sagesse popularisé par les anciens films d’animations Disney des années 2000 et de la saga Planète des singes, il était la trace de la biodiversité et le témoin de la viabilité perdue de notre planète.

Marc était présent pour le dernier souffle de son pensionnaire et il se remémora son enfance avant que la situation s’amplifie du fait de décisions égoïstes prises par des pays cherchant à devenir toujours plus riches. Il se souvient encore des randonnées avec ses amies sur les traces des chamois et des marmottes, des balades en forêts avec sa famille pour observer renards, oiseaux, et la végétation luxuriante, des journées à la pêche avec son père et son frère à la recherche des plus belles prises. Toutes ces sorties que son fils n’a jamais pu connaître ou que très peu avant que tout ne meure. Avant que les montagnes ne deviennent juste des rochers sans la moindre trace de neige ou de végétation. Des lacs et des rivières devenus tellement pollués que les seules choses qui les occupent sont les détritus et les plastiques recouvrant leurs surfaces. Toutes ces choses qui ne sont même plus imaginables et qui sans albums photo ou documentaire seraient reléguées à des histoires de fantaisie. Toutes ces choses qui ont existé mais qui ne reviendront plus jamais…