Dorieline :
Solaris va super bien, animée comme toujours. Les rues sont vraiment belles avec les plantes qui grimpent sur les lampadaires et les poteaux. Le couvert végétal nous permet d’avoir une température tout à fait agréable dans la rue même en saison chaude. Il y a en permanence du passage dans la rue en face de chez moi et pourtant, c’est tellement calme et paisible. J’espère que le logement qui te sera attribué sera proche d’ici.
Comme tu dois le deviner, j’ai déjà adopté une nouvelle pousse : Stella. Elle se plait super bien dans mon appartement au septième étage de la nouvelle tour réhabilitée qui dispose de tout ce dont on peut avoir besoin. Le système de renouvellement d’air et d’isolation est top. Mes plantes et moi, on se sent bien, même Izma a fleuri la semaine dernière. Ça faisait plus d’un an qu’elle n’avait pas fait de fleur, tu te rends compte ! C’est vraiment incroyable, maintenant elle fleurit tous les trois mois environ.
J’ai un petit balcon donc j’ai adopté trois autres plantes : Rebelle, Belle et Bulle. Je crois que les insectes du quartier sont plus ravis que moi à voir le nombre qui sont fourrés sur mon balcon maintenant. Je n’ai déjà pratiquement plus de place pour adopter d’autres plantes mais je pense que ce n’est pas ce qui va m’arrêter.
J’ai commencé à aller à l’association de poterie dès mon arrivée à Solaris et j’en suis devenue la présidente. Tu sais, ça se fait beaucoup à Solaris, on change de métier très régulièrement et ça nous permet de ne pas tomber dans la routine. Je pense que je ne vais pas tarder à shifter de métier une nouvelle fois.
J’aimerai bien réparer des vélos ou je ne sais pas, peut-être faire de la cuisine à la cantine du quartier.
L’autre soir, j’ai retrouvé Guilliamo que tu connais bien et lorsqu’on est rentrés ensemble du bar de Célestin, un peu éméché, il est tombé dans un massif de plantes et en a écrasé la moitié. Pas de bol, c’était des plantes nourricières donc il s’est bien fait réprimander. Résultat : 4h de travail supplémentaire à la ferme du quartier. C’est strict à Solaris sur la protection des plantes.
Dulle :
La ville est très verte : les plantes se portent bien malgré la sécheresse.
Seuls les marronniers ont vraiment souffert, mais leur résilience à tout épreuve les sortira de là. Les bêtes aussi ont subi le chaud. Malgré tout, tout le monde se porte bien, même très bien. Notre ânesse, Quenotte, attend un petit ! Nous sommes très impatients de rencontrer ce nouveau compagnon. Nous avons déjà préparé sa petite chambre. Il devra être dans un enclos le temps qu’il gagne en autonomie. Après il sera libre comme tous ses autres compatriotes.
Je travaille toujours au restaurant collectif en tant que cheffe, il y aurait une place pour toi si tu le souhaitais. Nous préparons deux repas par jour. Nous cueillons les fruits et légumes le matin même dans les jardins suspendus. Les jardins sont si colorés, un vrai havre de paix ! Il y a même une famille de hérissons qui s’y est installé. Un peu comme la famille de campagnols qui a pris place dans la cave à champignons ou encore Franklin notre tortue qui passe son temps dans le jardin d’herbes aromatiques. La dernière fois, Gilberta, l’agricultrice qui nous fournit en céréales, nous a même dit que près de la rivière, il y a maintenant une colonie de flamants roses ! Cela reste triste de les voir migrer en Europe mais au moins ils ont de l’eau et peuvent se préserver du chaud et des inondations dans les bâtiments avec nous.
L’été va bientôt se terminer, et avec lui cette vague de chaleur écrasante. J’espère que tu n’as pas trop souffert à Métropolis. De mon côté, j’appréhende plus les inondations et les tempêtes…
Dans ses périodes, on perd beaucoup de récoltes et il est parfois compliqué de faire des repas équilibrés pour tous. Néanmoins, on réfléchit à des systèmes pour protéger les jardins suspendus, j’aimerais bien avoir ton avis dessus ! Je sais que tu as mis en place des bulles au-dessus des jardins de Métropolis pour réduire le débit de l’eau, mais je ne sais pas si c’est transposable à Solaris avec les vents violents que nous subissons. Je vais en parler au prochain conseil municipal, qui se tiendra dans deux semaines, j’aimerais beaucoup que tu puisses te joindre à moi ! Ton expérience sera vraiment un grand appui face aux quelques récalcitrants, puis ça te donnera une bonne raison de venir me rendre visite.
Iris :
J’ai déménagé en périphérie de la ville avec ma petite famille, on y est bien, plus au calme. Nous sommes dans un petit lotissement et les voisins sont supers. On a un jardin partagé, un âne qui s’occupe d’entretenir la pelouse et même des abeilles sauvages qui se sont installées pas très loin de la maison (super pour les légumes ;)). On voit souvent des chevreuils dans le jardin qui viennent de la forêt, ils font un peu peur aux vaches de mon ami Célestin, mais ça fait bien rire les enfants de voir les vaches s’affoler.
Pour aller travailler, j’ai juste à prendre le nouveau tram solaire jusqu’au centre-ville puis un vélo, c’est super rapide. Je travaille à l’hôpital de la ville sur les implants cérébraux, c’est tellement passionnant !
Je vois souvent mon ami Célestin, tu l’as croisé il y a un moment, je ne sais pas si tu te rappelles de lui. Il a ouvert un bar le « bar’ez vous de là ! » qui fonctionne super bien. Il attire toute la ville avec ses bières aux orties… mmm succulentes !
Son bar est en centre-ville mais on se croirait en pleine forêt tropicale : il y a des arbres, on marche sur l’herbe et le soir on peut même y voir des chauves-souris (et une chouette si on a l’œil). Ça marche tellement bien qu’il pense écrire un spectacle type stand up, il ne faudra pas louper ça ! Ça te fera une bonne occasion de venir.